Promenoir des Cimes - Bon-Secours (photos: Serge BRISON)

Pour remplir les missions qui lui sont attribuées, la Maison du Parc Naturel des Plaines de l’Escaut a souhaité se doter d’un équipement d’observation de la forêt transfrontalière. L’objectif du projet est d’emmener scientifiques, chercheurs, groupes scolaires et même promeneurs se balader jusqu’à la cime des arbres.Profitant de la forte déclivité, la passerelle présente une dénivellation qui culmine à environ quinze mètres de hauteur. Le choix d’une structure métallique évoquant l’idée d’une colonne vertébrale qui serpente entre les arbres, discrète et ondoyante pour mieux s’immiscer entre la végétation existante, s’est imposé car elle permet de limiter le nombre d’appuis et d’obtenir une grande transparence (caillebotis, treillis, garde-corps, etc).
Le rapport à la topographie a dicté l’implantation de la structure métallique qui se faufile entre les arbres pour les épargner au maximum. Au départ d’un escalier hélicoïdal, on progresse sur la passerelle à l’horizontal ; le sol de la forêt se dérobe sous les pieds pour culminer à plus de quinze mètres devant le dernier bouquet de feuillus centenaires appelés à se renouveler.Pour rendre perceptible cette expérience, le tablier et les garde-corps sont réalisés en caillebotis métalliques à mailles ouvertes. La poutre caisson cintrée rappelle la colonne vertébrale prolongée par des renforcements nervurés. Seules huit colonnes haubanées suffisent à supporter cette infrastructure légère et rigide ; l’acier ayant l’avantage de la légèreté (sur le bois) tout en permettant des portées considérables.Grâce aux reflets de l’acier galvanisé, le promenoir s’adapte aux couleurs changeantes et saisonnières de l’environnement naturel.Nulle intention de mise en scène ne caractérise le projet qui privilégie l’émotion pure, la rencontre intense avec la nature omniprésente de façon à être au plus proche de celle-ci, à renouer avec des sensations vraies en éveil avec tous les sens.